|    25 Novembre 2016

La fondation Hermès soutient la photographie des deux côtés de l'Atlantique

Sylvain Couzinet-Jacques, Eden Plants (red and orange), 2016

Production Fondation d’entreprise Hermès, en partenariat avec l’Aperture Foundation. Courtoisie de l’artiste

Le partenariat conclu entre la fondation d’entreprise Hermès et l’Aperture Foundation a pour vocation de soutenir la photographie contemporaine en France et aux États-Unis par la création, l’exposition et la publication de nouvelles œuvres.

Chaque année, dans le cadre de ce partenariat, une résidence d’artiste donne lieu à une exposition à la galerie Aperture, à New York, accompagnée de la publication d’un livre. Le programme est alternativement ouvert à un photographe basé en France, parrainé par un professionnel français, souhaitant créer une œuvre inédite aux États-Unis puis, l’année suivante, à un photographe basé aux États-Unis, parrainé par un professionnel américain, souhaitant créer une œuvre inédite en France. Créée en 2008, la fondation d’entreprise Hermès soutient le développement des savoir-faire artistiques, en accompagnant la création, la production et la présentation d’œuvres dans les domaines de l’art contemporain, des arts de la scène, du design et de l’artisanat. Afin de prolonger son engagement dans la photographie, elle est devenue mécène de l’Aperture Foundation fondée. Dans le cadre de la première édition de ce programme, Agnès Sire, directrice de la fondation Henri Cartier-Bresson, a sélectionné et proposé le travail d’une dizaine de photographes français à la fondation d’entreprise Hermès. En tant que marraine de cette édition, elle a accompagné de ses conseils le lauréat tout au long de la réalisation de son projet.

 

Premier lauréat de ce programme de résidences croisées,  Sylvain Couzinet-Jacques présente à la galerie Aperture, à New York, le travail issu de cette résidence qui s'est déroulée en 2015 et qui porte sa vision de l'Amérique.

 

Quand les photographes partent en quête de l’Amérique, ils ont tendance à prendre la grande route, ce qui fait sens compte tenu de l’immensité et de la diversité du territoire. Walker Evans a été un pionnier avec son ouvrage et son exposition American Photographs en 1938. Robert Frank a adopté la même approche dans son album de 1959, The Americans. Henri Cartier-Bresson a également entrepris des voyages similaires.

 

Sylvain Couzinet-Jacques a choisi, lui, de rester sur place et de laisser les Etats-Unis venir à lui. Il a donc acheté une maison dans la ville d’Eden, en Caroline du Nord. Au fil des mois, cette maison est devenue à la fois l’inspiration et la matière première de son travail. « Il est toujours surprenant de voir comment des univers entiers peuvent se nicher dans les détails, comment des territoires qui semblent au premier abord limités s’avèrent de vastes étendues à explorer », écrit Sylvain Couzinet-Jacques dans un texte qui présente son exposition où on trouve des Polaroïds, de la vidéo, des photos d’archives, des objets trouvés, des documents historiques et de la sculpture.

 

Né en 1983 à Sens, Sylvain Couzinet-Jacques est actuellement résident de la Cité internationale des arts à Paris où il vit et travaille. Il est diplômé de l’École supérieure des beaux-arts de Marseille (2010) et de l’École nationale supérieure de photographie d’Arles (2012). Son travail a fait l’objet de plusieurs expositions personnelles et collectives en France, notamment au BAL, aux Rencontres d’Arles, à la Galerie du Jour agnès b. et au Salon de Montrouge. Il est aujourd’hui représenté par la Galerie Foucher-Biousse (Galerie Particulière - Paris/Bruxelles).

 

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