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Inclusion et mobilité durable, nouvelle feuille de route pour la Fondation du Groupe Renault

Paroles de mécènes

Après 16 ans d’actions en faveur de l’éducation à travers les Filières d’Excellence, la Fondation Renault est devenue en 2018 la Fondation d’Entreprise Groupe Renault pour piloter l’ensemble des actions de mécénat soutenues par le groupe dans deux grands domaines : l’inclusion et la mobilité durable. Sophie Chazelle, directrice adjointe, revient sur les raisons de cette évolution et révèle les nouvelles ambitions de la fondation.
 
 
Pourquoi cette évolution de la fondation après 17 ans au service des étudiants boursiers dans les filières d’excellence ?

Depuis 2001, la Fondation Renault agissait uniquement dans le domaine de l’enseignement supérieur. Il y a deux ans, nous avons revu notre politique de RSE et créé le programme Mobilize pour l’inclusion et la mobilité durable. Rapidement, il nous est paru indispensable de faire évoluer l’objet de la fondation en lien avec cette nouvelle stratégie et l’ouvrir à ces nouveaux champs d’action. Cette nouvelle fondation permet également de centraliser l’ensemble du mécénat du groupe Renault et de rendre l’engagement de l’entreprise plus lisible. La nouvelle fondation coordonne désormais les 7 autres fondations du groupe (Colombie, Argentine, Brésil, Espagne, Roumanie, Portugal et Maroc) qui sont indépendantes mais qui agissent dans les mêmes axes que la fondation du groupe avec une feuille de route guidée par la stratégie RSE. Nous souhaitons ainsi avoir plus d’impact.

 

Comment fonctionne la nouvelle Fondation d’Entreprise Groupe Renault ?

Nous avons gardé le même nombre d’effectifs, la même dotation de l’entreprise associée à quelques transferts budgétaires relatifs aux actions de mécénat arrivant dans notre périmètre, mais il a fallu revoir notre organisation pour optimiser notre fonctionnement et développer nos nouveaux programmes.

Nous avons désormais deux appels à projets externes par an et un appel à projets interne. Pour définir les thèmes de ces appels à projets, présélectionner les dossiers, et faire pitcher les associations, nous avons créé un comité mécénat, composé de représentants des grandes directions de l’entreprise et de 5 membres salariés élus, qui se réunit plusieurs fois par an. Ce comité nous permet d’être plus flexible et plus réactif, le Conseil d’Administration ne se réunissant qu’une seule fois par an.

 

Quelles sont les nouvelles ambitions de la fondation ? 

En ouvrant les champs d’intervention de la fondation, nous avons aussi voulu impliquer davantage les collaborateurs Renault dans le mécénat de l’entreprise. Nous avons notamment travaillé avec Admical pour comprendre ce que l’on pouvait faire en matière de mécénat de compétences et à quelle vitesse. Cette aide nous a été fondamentale pour définir nos objectifs et nous lancer. Il nous fait désormais passer à la vitesse supérieure pour permettre à plus de salariés de prendre part à l’engagement du groupe.

 

Nouvel appel à projets, nouveau site, les chantiers sont nombreux lorsque l’on change de cap. La transition s’est-elle bien passée ? Quelles sont les clés pour réussir son changement d’orientation ?

Être patient et se faire accompagner par des professionnels ! En tout, le projet de transformation a duré presque deux ans. En externe, nous avons pris le temps en amont de benchmarker et de rencontrer plusieurs fondations et acteurs associatifs agissant dans nos nouveaux champs d’intervention pour comprendre leurs enjeux, leurs besoins et définir ce que l’on peut faire ensemble. En interne, il nous a fallu faire un gros travail de pédagogie et de recensement de toutes les actions de mécénat menées par les différentes entités du groupe pour récupérer ces budgets et les affecter à la fondation. Enfin, nous avons dû revoir nos outils, notamment notre site internet, ce qui est toujours long et coûteux.

 

Quel sera le prochain défi à relever ?

Nous avons déjà un beau projet pour 2019 ! Nous souhaitons lancer le Grand Prix de la Fondation d’Entreprise Groupe Renault pour accompagner des jeunes défavorisés dans le développement de leurs projets de start-ups à impact social pour maximiser leur chance d’être ensuite incubés.

 

 

Propos recueillis par Camille Marc.

 

Ce site est réalisé grâce au mécénat de