le Mag

[Paroles de mécènes] Viviane Carbognani-Liotta, fondation Gecina

Paroles de mécènes

Viviane Carbognani-Liotta, Déléguée générale de la Fondation Gecina
Pour Viviane Carbognani-Liotta, Déléguée générale de la Fondation Gecina, l’engagement des salariés du Groupe est essentiel pour faire vivre la Fondation, qui a d’ailleurs été créée par et pour eux. Elle nous en dit plus sur ses projets d’aujourd’hui et de demain, et nous embarque dans les joies et succès de l’action collective.

Quelles sont, en quelques mots, les missions de la Fondation Gecina ?

La Fondation Gecina a été créée en août 2008 avec deux axes d’intervention : le handicap, sous toutes ses formes, et la protection de l’environnement. Le choix de ces axes a été défini par l’évolution de la société Gecina : l’adaptation de la Foncière aux nouvelles normes d’accessibilité a entrainé la sensibilisation de l’ensemble des salariés au sujet du handicap, faisant de celui-ci un axe évident lors de la création de la Fondation. Le soutien à la protection de l’environnement découle de la démarche de responsabilité sociétale de l’entreprise, portée par Bernard Michel, notre Président, et appliquée aux principes de construction de la société. La Fondation est née du savoir-faire et du professionnalisme des salariés, et ce savoir-faire vient de l’histoire de l’entreprise.

Aujourd’hui, nous nous tournons davantage vers des projets collectifs : pourquoi chaque projet devrait-il rester dans un des deux axes, alors que les deux peuvent être complémentaires ? C’est ainsi que la Fondation et le Conservatoire du Littoral, un de nos plus anciens partenaires dans le domaine environnemental, travaillent à incorporer dans leurs projets communs l’axe handicap.

Les synergies, la Fondation les créent aussi entre les associations. Les projets ne sont plus délimités à une relation bipartite entre le mécène et le bénéficiaire, désormais d’autres acteurs peuvent s’y greffer et apporter leur savoir-faire. C’est le cas par exemple du projet mené cette année avec la Cité internationale universitaire, auquel nous avons rattaché l’expertise de l’Office National des Forêts pour la construction des hôtels à insectes. Cela ne suffit plus de donner des coordonnées, un numéro de téléphone : nous essayons de créer une grande famille avec les bénéficiaires et nous-mêmes.

Quels sont vos grands projets pour 2017 ?

Nous continuerons l’année prochaine certains projets commencés en 2016. Tout n’est pas encore voté, le conseil d’administration ne statuera qu’en janvier prochain, mais certains partenariats vont perdurer, dont deux projets très innovants. Le premier, « L’art autrement », avec le Grand Palais et l’Association ARTZ, consiste à mobiliser les salariés et retraités du Groupe Gecina sur le sujet d’Alzheimer, grâce à un programme de volontariat et bénévolat, via des formations spécialisées et un accompagnement d’une personne malade d’Alzheimer sur un cycle de trois mois. Le second, « Un enfant, un chien, plus que de l’amitié », avec l’association ACADIA, est un projet lancé par les parents d’un enfant souffrant de diabète, soutenant l’entrainement de chiens et la formation d’entraineurs. Surtout, nous voulons continuer de mener des actions collectives mobilisant des salariés en faveur  de nos partenaires et leurs projets.

 

En quoi l'action collective vous semble-t-elle importante aujourd'hui ? Qu'est-ce que cela apporte à la fois pour les salariés, pour l'entreprise, et pour vous à titre personnel ?

La Fondation Gecina a été créée par et pour les salariés. Je suis rentrée au Conseil d’Administration à l’origine parce qu’il fallait une salariée de l’entreprise, parce qu’il était important que la Fondation soit portée par les collaborateurs. Ce qui nous intéresse, c’est de créer des liens entre les salariés, ce n’est pas seulement donner un chèque à une association.

Les projets au début se montaient quasi-exclusivement avec des partenaires (ONF, Conservatoire du Littoral…), avec une répartition à 90% de partenariat contre 10% de parrainage. Aujourd’hui, la tendance s’est inversée, les collaborateurs se sont emparés des projets, ils portent leurs dossiers, les défendent eux-mêmes devant le Conseil d’Administration, ils continuent de les suivre parfois même après avoir quitté l’entreprise : des collaborateurs aujourd’hui à la retraite sont bénévoles dans l’association qu’ils parrainaient avec Gecina. Plus de 300 salariés sont aujourd’hui mobilisés autour de 75 projets.

Nous avons également voulu sensibiliser les enfants des collaborateurs aux problématiques environnementales, leur faire connaître la Fondation, fédérer les salariés et leurs enfants autour d’un projet porteur de sens. Pour cela, nous avons monté l’opération « Un arbre pour moi, deux pour toi, trois pour la planète ! » le 20 octobre dernier dans la forêt de Fontainebleau, avec Kinomé et l’ONF. Nous sommes partis à 120 personnes, et avons planté 1000 arbres ! Face au succès de cette journée, je souhaite réitérer l’expérience l’année prochaine en sensibilisant les enfants des collaborateurs au handicap, avec un projet mené en partenariat avec l’Opéra-Comique.

Les collaborateurs, leurs enfants… La Fondation touche également les clients de Gecina. Dans le projet mené avec la Cité universitaire, nous allons inviter les étudiants de la résidence universitaire de Campuséa, une de nos filiales, à se mettre en relation avec les étudiants de Cité U, afin qu’ils travaillent ensemble dans le jardin de la Cité universitaire, qu’ils mettent en place un potager… Je veux fédérer toutes les parties prenantes qui gravitent autour de la Fondation, amener tout le monde dans la même aventure.

L’activité collective est pour moi primordiale : j’organise régulièrement des « Cafés de la Fondation », avec la participation de nos partenaires, des parrains et plus de cinquante collaborateurs. A chaque fois, un à deux salariés en sortent convaincus de la nécessité de devenir parrain ou marraine. Il est important de créer des moments d’échange, d’expliquer aux collaborateurs ce que l’on fait avec les associations. Le pilier de la Fondation, c’est le collaborateur, c’est lui qui porte véritablement nos actions. A titre personnel, m’occuper de cette Fondation, cela ne m’apporte que du bonheur ! C’est montrer au monde extérieur que Gecina est constitué d’hommes et de femmes, de valeurs qui vont au-delà d’un chiffre d’affaires. Tout le monde s’investit dans les projets, auprès des associations, il y a une véritable cohésion, un vrai esprit d’équipe.

Estimez-vous que l'implication des collaborateurs représente une source d'innovation pour l'entreprise ?

Oui ! Aujourd’hui, il y a un mouvement de reconnaissance de la Fondation de la part des salariés. En impliquant les collaborateurs, quel que soit leur poste, leur fonction dans l’entreprise, leur spécialité, la Fondation a un rôle moteur dans la stratégie de Philippe Depoux, directeur général de Gecina, de décloisonner l’entreprise, de rendre les fonctions plus transversales. En créant des liens entre les salariés, en devenant un point de rassemblement, nous contribuons à faire de l’entreprise un véritable espace de dialogue et d’entraide. La hiérarchie disparait petit à petit, tout le monde est au même niveau pour porter les projets de la Fondation, chacun apporte son savoir-faire professionnel. Le mécénat de compétences permet au salarié de s’épanouir dans un projet, dans une activité associative, et cela est d’autant plus bénéfique pour l’entreprise.

 

Propos recueillis par Margot Pabst

 

Un partenariat fructueux entre la Fondation Gecina, la Cité internationale universitaire et l’Office National des Forêts

 

Après une première collaboration réussie en 2012, la Fondation Gecina s’est à nouveau associée à la Cité internationale avec comme objectif de dynamiser la valorisation des richesses de son parc. Ce deuxième projet, monté en partenariat avec l’Office National des Forêts (pour la réalisation et l’entretien des hôtels à insecte), partenaire de longue date de la Fondation Gecina, a donné lieu à l’installation de six gîtes à insectes sur le parvis de L/Oblique, le centre de valorisation du patrimoine de la Cité internationale.

Le projet contribuera à l’augmentation de la qualité écologique du parc de la Cité internationale. Il permettra de maintenir les insectes déjà présents dans le parc grâce aux dispositifs de paillage, sabots, friches, niches écologues en leur offrant un refuge et intégrer de nouvelles espèces. Pour aller plus loin, il est également prévu d’améliorer le dispositif de médiation pour le rendre accessible aux personnes en situation de handicap grâce aux collaborateurs Gecina parrains du projet et d’organiser pour les collaborateurs Gecina des visites guidées de l’éco-parc sous forme de team-building.

 

Ce site est réalisé grâce au mécénat de